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Le retour de road trip, il se passe quoi un an après ?

2 mai 2016
Retour road trip

Ouverture d’un nouvel article. Page blanche. La question qui tue. Quelques instants de médiation. Puis on y va… Il y a quelques jours, Facebook m’a gentiment rappelé que ça faisait maintenant un an que j’étais partie pour ce fameux road trip dans l’Ouest américain. Oui, le 20 avril 2015, je m’envolais pour Los Angeles pour débuter un mois de fabuleuses découvertes. En vérité, l’aventure avait commencé un peu plus tôt, quand j’ai débarqué au Canada avec mes deux valises, ma fatigue de 6 mois de stage et d’une bonne dizaine d’heures de vol, et l’envie de profiter à fond de ce semestre unique. Mais toujours est-il que je suis à présent bel et bien de retour en France depuis presque un an, et que la vie suit simplement son cours ! Mais au fond, il se passe quoi quand on rentre ?

» Chronique de la nostalgie.

Retour jour J. Tristesse et excitation. Me retrouver à l’aéroport de Victoria, comme au premier jour, ça m’a fait un choc. Mais bon, finalement les avions s’enchaînent et on pense à autre chose. Puis pendant la traversée de l’Atlantique, on se dit qu’on était bien là, en vacances, à profiter du soleil, faire des envieux sur les réseaux sociaux, ne pas penser au lendemain. Mais que toute bonne chose a une fin, et que ce retour signifie aussi que vous allez revoir votre famille et vos amis. Après 3 films et 2 repas, on atterrit. Et ils sont là : mon père, ma mère, mon frère, ma sœur. Même si j’ai un cœur de pierre parfois, ça me fait très plaisir de les revoir ! C’est long quand même 6 mois. On passe le weekend ensemble, je leur raconte mes aventures, ils ont préparé mes plats préférés.

Retour J+2. Le bureau des pleurs. Le lundi, je me retrouve seule à la maison (y’en a qui bossent et/ou qui étudient !). Je n’arrive pas à défaire ma valise, à me dire que je suis rentrée à la maison, que je vais bosser la semaine suivante. Et je l’avoue, je pleure toute la journée. Mais bon, ça c’est aussi parce que le décalage horaire m’empêche de dormir, je suis crevée. En vérité, je ne sais même pas pourquoi je pleure. Parce qu’au fond ça me fait tout de même extrêmement plaisir de voir ma famille et mes amis. Retour J+11. L’enfer parisien. Je déménage à Paris, chez mes grands-parents heureusement. Je retourne au bureau, et même si j’avais adoré mon expérience de stage dans cette entreprise, j’ai du mal à me mettre dans le rythme et à rester concentrée. Mon esprit vagabonde un peu par ci par là. Difficile aussi de passer de l’infinité des parcs nationaux au brouhaha du métro parisien, je ne me souvenais plus que c’était si pesant. Retour jour J+23. La nonchalance. Je commence à me réhabituer à la capitale, le boulot ça va de mieux en mieux mais c’est pas encore ça pour l’efficacité. Je n’arrive même pas à ouvrir mes photos, c’est encore trop frais. J’adore discuter de mes voyages mais les questions commencent à se répéter et je tiens un peu toujours le même discours. C’est énervant ou juste moi qui suis de mauvais poil ? Probablement les deux !

Retour de road trip

Retour J+36. Retour des beaux jours. Sous tous les sens du terme ! Je me rappelle pourquoi j’adore mon boulot, je profite des terrasses parisiennes, je revois plein de potes. Le soleil pointe le bout de son nez, et pas à moitié cet été là; ça fait du bien. On est enfermés toute la journée dans l’open space mais le soir, c’est un peu une ambiance de vacances finalement. Je prévois même un retour en contrée alsacienne, ça m’avait paru super long ces quelques semaines, ma famille me manquait ! Retour J+63. Escapade strasbourgeoise. Je suis contente de rentrer à la maison le temps d’un weekend, je suis moins fatiguée que la dernière fois donc je profite plus de mes proches. On a même prévu une session photos pour laquelle j’ai trié tous mes clichés. La séance dure 3 heures, je commente chacune des images avec enthousiasme. En anglais, en français, tous les souvenirs reviennent et je suis heureuse de partager certains de ces moments avec ma famille. J’espère ne pas les avoir trop soûlés de paroles ! Je me rends compte que c’était quand même une sacrée expérience et que j’ai vécu ces 5 mois intensément, et plus particulièrement les quelques dernières semaines de road trip.

Retour J+133. Ecrire pour mieux se souvenir. Je dois choisir un sujet de blog pour un projet scolaire. Pour moi, c’est tout réfléchi, je parlerai de mon road trip dans l’Ouest Américain. Je démarre un peu timidement, puis me prends au jeu. Je commence en me disant que ça va me rend triste plus qu’autre chose… mais finalement je suis contente de partager mes récits, de me replonger dans mes photos et d’écrire (d’ailleurs j’ai parfois du mal à m’arrêter vous l’aurez remarqué). Au fur et à mesure des articles, je me rends compte qu’on a fait pas mal de choses et que je n’ai aucun regret. Retour J+216. Faire le bilan. Premier de l’an oblige, je me ressasse l’année 2015 en accéléré. Et quelle année ! Je suis partie en échange, j’ai voyagé. Et même si je suis rentrée, ça n’a pas été pour rien puisque j’ai bossé et effectué mon dernier semestre de master (on croise les doigts pour que je le valide maintenant haha) tout de même ! Donc finalement, la tristesse et l’état de langueur se transforment en nostalgie, mais positive la nostalgie. Je me souviens simplement avec émotion de ces bons moments, le sourire aux lèvres.

Retour J+326. Aujourd’hui. Il y a un an pile, je m’envolais pour Los Angeles pour débuter un mois de fabuleuses découvertes. 20 avril, le temps passe si vite. Mais maintenant, je ne suis plus vraiment triste. Je suis fière et heureuse d’avoir vécu cette expérience, d’avoir rencontré toutes ces personnes et d’avoir entreprit ce road trip. Ca me fait plaisir de tout partager avec vous et me rappelle à ces si bons souvenirs quotidiennement. Mais toujours le sourire aux lèvres.

» Avoir la bougeotte. Partout. Tout le temps.

Je crois que l’un des symptômes les plus fréquents et marquants quand on rentre, c’est d’avoir envie de voyager touuuuut le teeeeemps ! Je voyageais déjà un peu avant, ce n’était pas spécialement nouveau pour moi mais pas forcément à cette échelle – aussi longtemps et aussi loin ! Quand on rentre de road trip, on se demande un peu comment il est possible de revenir à une vie de sédentaire (et encore, sédentaire qui déménage tous les 4 mois !) et de ne pas s’en mettre plein les yeux tous les jours dans des endroits incroyables. Mais bon, c’est pas les vacances tous les jours, du coup j’avais pris des petites habitudes pour garder un peu la tête dans les nuages en me réveillant. Tous les matins, je regardais quelques blogs pour m’imprégner des visites et photos de leurs auteur(e)s. J’aimais bien aussi lancer des recherches plus ou moins farfelues sur Kayak pour regarder les prix des vols (mais sans la bourse qui va avec je ne cliquais jamais sur « réserver »). Lisbonne, Reykjavík, Sydney. Lima, New-York, Manille. Peu importe, mais je m’imaginais déjà y passer un weekend ou repartir en road trip.

Retour de road trip

Puis il se passe deux choses. Tic tac. La première c’est qu’on se rend compte que des choses à découvrir, il y en a tout autour de soi. A l’autre bout du monde ou en passant le pas de sa porte. Donc pourquoi pas repartir à la découverte de la ville dans laquelle on habite tout simplement ? J’ai passé l’été à Paris à mon retour du Canada, et après quelques jours de déprime, je me suis rendue compte qu’il ne tenait qu’à moi de voir du monde, visiter la capitale. Du coup je suis allée me balader, on a fait des expos, j’ai revu mes amis – c’était top ! La bougeotte ça peut donc aussi être dans son propre environnement – et simplement se traduire par se bouger pour aller prendre l’apéro avec des potes, chiller dans un parc ou parcourir la ville de gauche à droite à pied. Bien sûr, vous serez super en retard dans toutes vos séries, mais c’est le prix à payer haha Le second aspect c’est qu’on réévalue complètement les distances ! Bon, je pense que c’est particulièrement valable après une visite des Etats-Unis, où espaces sont gigantesques et les routes infinies. Mais du coup, si on peut faire 500 kilomètres par jour pendant le road trip… qu’est-ce qui nous empêche de se faire un city-trip en Europe sur un weekend ? Après avoir renfloué un peu les caisses, j’ai réussi à me faire quelques petites excursions ces derniers mois : Maastricht, Amsterdam, Copenhague, Prague. Finalement, la soif de voyage peut être étanchée vite fait bien fait, non ? Enfin ça c’est en attendant la prochaine grande aventure ! On verra quand l’occasion se présentera 🙂

» Et l’aspect humain dans tout ça ?

On ne le répétera jamais assez, mais l’échange est avant tout une grande aventure humaine ! C’est cliché, mais tellement vrai… Et elle n’aurait pas pu mieux se dérouler pour moi ! Le fait d’être à l’étranger, ça crée des liens de suite et nous avions un super groupe d’autres étudiants étranger avec lesquels nous avons bien profité de notre vie à Victoria. Mais parmi tout ce beau monde, certaines personnes m’ont plus marquée et j’ai tissé de vrais liens d’amitié avec un cercle plus restreint – vous vous en douterez, il s’agit notamment des potes avec qui je suis partie en road trip ! Nous étions un peu collés les uns aux autres pendant ces quelques mois au Canada, puis carrément inséparables (pas toujours par choix haha) lors du voyage final. Du coup, ça m’a tout de même fait un peu bizarre que nous rentrions tous à nos « vies d’avant », aux quatre coins de l’Europe. J’ai eu peur aussi que cette expérience magique ne soit qu’éphémère… Mais à coup de Snapchat (beaucoup), Whatsapp (un peu) et cartes postales (oui, je suis un peu old school, n’en déplaise à certains !), nous réussissons tout de même à garder le contact. Alors bien sur, ça fonctionne mieux avec certains que d’autres… Mais ce qui compte, ce sont les moments où nous nous voyons en live !

Retour de road trip ouest américain

Et il y en a eu quelques uns tout de même : Stefan et Antwan à Maastricht, Marijke à Amsterdam et bientôt Strasbourg, Karolina à Paris. Plus récemment, nous nous sommes (presque) tous retrouvés à Prague pour un weekend de retrouvailles ! Il a fallu un peu prendre les choses en main niveau organisation… mais c’était un super séjour (bien que trop trop trop court). C’est comme si on ne s’était jamais quittés, alors que je n’avais pas vu certains d’entre eux depuis un an. Même si on se voit peu souvent (problème auquel nous essayerons de remédier tout de même), l’échange et le road trip nous ont fortement rapprochés, et ce ne sont pas quelques centaines de kilomètres qui entraveront notre belle amitié. Ce sont des partenaires de voyage idéaux (keur keur love) et j’espère que nous aurons l’occasion de découvrir de nouvelles destinations ensemble (on me souffle dans l’oreille que Vienne serait sur la short list) ! Mais je n’en doute pas, car je sais que toute cette folle expérience au Canada et aux Etats-Unis nous a liés pour toujours. Nous avons fait les quatre-cent coups ensemble et avons désormais chacun nos vies à droite à gauche, mais les moments ont nous nous retrouvons sont chargés d’émotion et de superbes souvenirs. C’est ça qui compte !

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2 Comments

  • Reply Flo Make My Trip 21 mai 2016 at 13 h 45 min

    Olalala, rien que le titre m’as mis en bad lol. Voila 1 an aussi que je suis de retour de 7 mois en Australie et je ne m’en remet toujours pas. Je veux repartir le plus vite possible lol.

    • Reply Estelle 22 mai 2016 at 11 h 31 min

      J’étais moi-même bien mal en l’écrivant… ! haha Mais bon, ce sont d’excellents souvenirs surtout 🙂 Et on profitera d’autant plus du prochain voyage !

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